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23 octobre, 2007

Les STUARTS (1605 – 1700) : la monarchie anglaise est mise à mal par le parlement, deux rois sont déposés par les MPs, la tentative de République échoue, c’est le siècle des révolutions politiques.

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Guerre civile en Angleterre, les partisans du parlement affrontent ceux de la couronne, Charles I est destitué en 1645 : les Tudors sont réputés pour avoir gouverné en évitant le parlement au maximum, les Stuarts font de même. James I of England (ou James VI of Scotland, cf. Partie sur Wales, Scotland et Irlande) pense que le roi tient son pouvoir de dieu en personne, c’est un être choisi. Ainsi James I et son fils, Charles I, ne voient pas pourquoi ils devraient se justifier devant un parlement et rassemblent le pouvoir autour d’eux et de quelques conseillers (des ministres).
Sir Edward Coke, ancien ministre d’Elisabeth I et premier ministre de James I of England, mène une ligue contre la royauté en affirmant le premier que le roi n’est pas au-dessus de la loi et que seul le parlement peut promulguer des lois par des Acts of Parliament. Il sera remercié par James I mais continuera son combat en tant que MP.
En 1628, Charles I a besoin d’argent et ses précédentes manoeuvres ne suffisent plus à éviter une rencontre avec le parlement (vente de biens, dissolution des parlements contestataires, etc.), il réunit la chambre des communes après des années de conflits avec elle et lâche certains droits au parlement contre une levée d’impôts : il accepte que le parlement contrôle intégralement le budget national et que ce dernier émette les lois (qui auparavant étaient issues de la couronne et non du parlement). C’est la Petition of Rights.
En 1641, les troubles en Irlande sèment un vent de discorde entre le parlement et le roi Charles I : les révoltes en Ulser conduisent les anglais a devoir lever une armée pour rétablir l’ordre mais le roi et le parlement se disputent sa direction car les MPs pensent que le monarque l’utilisera à terme pour dissoudre le parlement. De plus, les revendications des insurgés irlandais vont à l’encontre de la classe dirigeante protestante (essentiellement les MPs) et l’obédience catholique de Charles I connue de tous ne fait qu’augmenter l’intensité du conflit. En 1642, la tentative de Charles I de faire arrêter 5 députés conduit la ville de Londres a fermer ses portes et à se rebeller. Le pays rentre dans une guerre civile entre les partisans du roi (les royalistes ou les cavaliers) situés au nord et l’ouest et les partisans du parlement situés au sud et à l’est (les Roundheads). La guerre prendra fin en 1645 avec la défaite des armées royalistes à court d’argent (les détendeurs de la richesse étant les riches marchands soutenant le parlement). Ainsi, bien que cet affrontement est qualifié de guerre civile et est fondamental dans l’organisation future du pouvoir en Angleterre, il faut noter que seul 10% de la population fut concerné.
En 1649, sous la contrainte de l’armée, les MPs condannent le roi coupable de « guerre contre le royaume et le parlement » et le font exécuter le 31 janvier. Oliver CROWMELL, un des plus puissants chefs de l’armée parlementaire prend le pouvoir et fait naitre la République.

Edward Coke Edward Coke, le premier parlementaire qui lutte contre le pouvoir de la royauté

Carte de la guerre civile entre partisans du parlement et partisans du roi Carte de la guerre civile anglaise entre partisans du parlement et partisans du roi

Gravure de l'execution de Charles I Gravure de l’éxecution de Charles I en 1649 

Les échecs de la République anglaise, 1649-1660 : fort de son armée privée et de sa position à la fin du conflit entre le parlement et le roi, Cromwell prend la tête de la République en 1649 sous le titre de Lord Protecteur. C’est un gentleman farmer puritain qui gouverne le pays sans tenir compte de la chambre des Lords et de l’Eglise anglicane.
Pendant The Protectorate, le nom donné à la période gérée par l’administration républicaine, l’armée détient la plus grosse part du pouvoir, Cromwell fait même preuve de plus d’autorité que les rois précédents et se fait craindre de ses contemporains. A titre d’exemple, il est interdit de fêter Noël, Pâques ou de jouer le dimanche. De plus, les représailles contre l’Ecosse (pour avoir accueilli le fils de Charles I) et l’Irlande (pour avoir tuer des protestants en 1641) sont terribles (cf. partie sur Wales, Scotland et Irlande).
Des courants pacifiques religieux apparaissent de plus en plus (même au sein de l’armée) : Les Levellers, par exemple, demandent que les hommes soient égaux, que le parlement se réunisse tous les deux ans et que la seule règle pour devenir MP soit l’âge. Toutefois, la ligne directrice des hommes de Cromwell reste ferme et rien ne change. Aujourd’hui ces revendications semblent légitimes mais au XVII° siècle elles sont très avant-gardistes.
En 1658, Cromwell meurt et le peuple, fatigué des années difficiles de la République, préfère revenir à une monarchie. Le parlement demande à Charles II (le fils de Charles I) de reprendre les commandes de l’Angleterre.

Portrait de Oliver Cromwell Portrait de Oliver Cromwell

Pièce de monnaie de la république anglaise Pièce de monnaie de la République anglaise 

Un nouveau roi, James II, est destitué car ses agissements déplaisent au parlement, passage à la dynastie d’Orange, naissance des partis Whigs et Tories : les agissements de Charles II agacent les MPs car il apprécie particulièrement le catholicisme et souhaite faire revenir celui-ci en Angleterre (le catholicisme va de paire avec l’absolutisme du monarque dont Charles II admire l’exemple français). Les conséquences de ce souhait seront double : (1) le parlement va protéger le royaume en passant en 1673 le Test Act (loi qui interdit à un catholique de prendre une fonction publique) et (2) les MPs vont se regrouper en fonction de leur « fidélité » au roi. Les partis Tories et Whigs sont crées : les Tories correspondent au parti royaliste, plutôt fervents du pouvoir de la couronne et de l’Eglise (les ancêtres des conservateurs d’aujourd’hui, on y trouve plutôt les chevaliers, seigneurs, la petite noblesse, etc.) ; les Whigs sont opposés à une monarchie absolue et préfèrent la liberté religieuse, pour eux le pouvoir est plutôt parlementaire (ceux sont les ancêtres des libéraux actuels, on y trouve plutôt les marchands, les industriels, etc.).
En 1685, James II, le frère de Charles II, a tout le parlement contre lui (même les Tories) car il souhaite retirer la loi interdisant aux catholiques de tenir des fonctions publiques, il veut aussi rassembler les puritains et les catholiques sous la bannière des non-conformistes et, enfin, il fait révoquer les trois quarts des JPs en fonction (autrement dit la petite noblesse locale représentée par les Tories). Sa volonté est claire (copier le modèle français du monarque absolu en passant par le catholicisme) mais celle du parlement est plus forte. En 1688, le parlement invite William of Orange (Guillaume d’Orange ou Guillaume III de Nassau ou Guillaume III d’Angleterre), dirigeant protestant des Pays-bas, a envahir l’Angleterre et à prendre le pouvoir, c’est The Glorius Revolution. James II part se réfugier en Irlande.
Ce qui est à noter est que le nouveau roi, William III of England (en co-reigne avec Mary II Stuart), n’a pas été légitimé par héritage mais par choix du parlement : James II a été chassé de son royaume par son propre peuple sous le motif que « le contrat entre le roi et le peuple a été rompu ». Ainsi, l’idée de contrat entre un dirigeant et son peuple est né an Angleterre, le dirigeant doit avoir le consentement des individus pour agir. Le parlement a maintenant plus de pouvoir que le roi et ceci est écrit dans le Bill of Rights en 1689. En 1701, l’Act of Settlement impose que seul un protestant peut hériter du trône.

Guillaume d'Orange, époux de Marie II devient le roi Guillaume III. Guillaume d’Orange, époux de Marie II, devient le roi Guillaume III.

La reine Marie II (Mary II) d'Angleterre La reine Marie II (Mary II) d’Angleterre

La place du royaume d’Angleterre grandit en Europe, il passe de puissance de 2° rang à celle de grande puissance au début du XVIII° siècle : quand les Stuarts arrivent à la tête du royaume l’Angleterre n’est qu’une petite puissance comparée à la France ou à l’Espagne, même la Hollande est une puissance commerciale prédominante face à lui. Cependant, les victoires militaires contre l’Armada Espagnoles en 1588 ou contre la France de Louis XIV à la fin du XVII° siècle (Blenheim, Ramillies, Oudenarde et Malplaquet) , l’expansion économique coloniale lancée sous les Tudors (cf. partie Economie) et l’agrandissement du royaume avec l’Ecosse (cf. partie Wales, Scotland et Ireland) permettent à la Grande-Bretagne de revenir au premier rang des puissances européennes. Les anglais prennent confiance en eux.

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