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1 novembre, 2007

Le XVIII° siècle (1700 – 1815) : les enclosures commencées au XVI° siècle ont transformé la popultaion rurale en une population urbaine.

La vie sociale à la campagne, les plus pauvres sont explusés des terres communes par les plus riches : l’Angleterre connaît de nouveau le phénomêne de l’enclosure au XVIII° siècle avec les investissement massifs des riches marchands dans les campagnes. On dénombre à 4 millions d’acres (1 acre =4047m²) l’étendue des terres confisquées par les plus riches aux plus pauvres par le biais du parlement. Apparait alors toute une classe d’individus sans terre qui cherche du travail autrement : ils deviennent ouvriers agricoles ou vagabonds usant de la First Poor Law de la reine Elizabeth I.
En Ecosse, les chefs de clan comprennent aussi qu’ils peuvent gagner beaucoup d’argent en élevant des moutons comme le font les anglais. Ils pratiquent à leur tour l’enclosage en s’appropriant les terres collectives et conduisent les écossais à un exode vers la ville. Pour ces derniers c’est généralement la misère qui les attend à Glasgow et Edimbourgh.

La crise sociale du Speenhamland Act : vers la fin du XVIII° siècle la population britannique augmente encore et les multiples mauvaises récoltes conduisent le prix du blé à exploser. Le gouvernement donne aux autorités locales les pouvoirs pour régler le problème et ceux-ci émettent une série de lois pour maintenir le pouvoir d’achat des plus pauvres. Ainsi, la ville de Speenhamland fait passer le Speenhamland Act qui permet aux autorités locales de compenser la baisse des salaires (causée par la crise) par une indemnité donnée aux plus pauvres.
Mais cette décision a de très sérieuses répercutions : (1) elle est proportionnelle à la taille de la famille et conduit les bretons à avoir plus d’enfants pour toucher plus de subventions (ce qui accentue le problème puisque la demande en blé devient de plus en plus forte), (2) les entreprises comprennent vite qu’elles peuvent baisser les salaires sans que les salariés ne disent rien puisque le gourvernement compense les pertes, ainsi le budget des prestations sociales passent de £2 millions en 1790 à £4 millions en 1800, (3) les communes ouvrent les « parish worhouses » (ateliers communaux travaillant à bas prix pour les industriels locaux dans lesquels les vagabonds sont logés et nourrit en échange d’un travail très dur à la limite de l’esclavage) et enfin (4) l’exode vers les villes s’accentue encore plus.

La vie urbaine s’améliore : de profonds changements opérent en ville, notamment en terme d’hygiène. Jusqu’au XVIII° siècle la Grande Bretagne était composée de villages et les grandes étaient extrêment rares ; il faut attendre la révolution agricole et industrielle pour voir émerger de nouvelles grandes villes. Les conditions de vie sont dures car les viles ne sont pas bien adaptées : rues étroites, boueuses, pas de poubelles donc des déchets sur les voies publiques, etc. En conséquence, seul 1 enfant sur 4 atteint l’âge adulte à Londres.
En 1734, Londres fait voter par le parlement un acte permettant de lever un impôt pour paver et éclairer les rues ; cette démarche est étendue aux autres grandes villes anglaises vers 1760. Londres devient si propre et rangée qu’ell sert d’exemple pour les autres capitales européennes.

Une sombre poupulation en angleterre au XVIII siècle : l’individualisme est très présent dans le royaume, bien plus que dans le reste de l’Europe. Le commerce et l’industrie, ainsi que l’éducation des middle-class et de l’aristocratie convergent vers une excellence individuelle qui conduit à un individualisme prononcé.
La crise sociale de la fin du XVIII° siècle liée aux enclosures conduit les plus pauvres dans la misère, les parish worhouses en sont l’exemple : des journées de travail sans fin, pas de salaires, etc. Les parents sont otages de ces ateliers car ils ne peuvent partir puisqu’ils n’ont rien d’autre et les enfants n’y échappent pas en commençant vers l’âge de 3 ans. En 1788, The Regulating Act est voté au parlement pour légaliser le travail des enfants. Il faut attendre le XIX° siècle pour voir leur condition s’améliorer clairement avec le Factory Act en 1802 limitant le travail à 12h par jour et 1819 avec la définition de l’âge minimum légal pour travailler (9 ans).
Toutefois, les choses s’améliorent quand même sur certains points : la vie de famille est moins dure qu’avant (on diminue le punitions corporelles), l’intimité est plus respectée (les maisons sont constuites avec des couloirs et des pièces individuelles), etc.

Une réponse à “Le XVIII° siècle (1700 – 1815) : les enclosures commencées au XVI° siècle ont transformé la popultaion rurale en une population urbaine.”

  1. David dit :

    Bonjour, j’aurais besoin que l’on m’explique deux des conséquences du speenhamland act. Je ne vois pas le lien logique qu il y a entre: Compensation des bas salaire pour les plus pauvres -> ( 3 ) ouverture des parish workhouse d’une part et ( 4 ) l exode vers les villes d autre part. Jai tout de meme des suppositions qui sont les suivantes: pour la ( 3 ) la baisse des salaires dans les industries et les exploitations agricoles suite a la loi incitent les personnes les plus pauvres a choisir les parish workhouses plutôt qu’un salariat « plus traditionnels » c’est a dire qui ne repose pas essentiellement sur des subventions, puisqu au bout du compte les travailleurs optant pour cette possiblité gagneraient autant même plus. En effet, avec le système des parish workhouses ( avec faible rémunération ) et les prestations sociales de l etat qui leur seraient legitimement dues ( etant donne que les parish workhouses sont destinées aux plus pauvres ), les travailleurs compenseraient le salaire dit traditionnel. Le phénomène s’initierait de cette façon: loi pour les très pauvres-> baisse des salaires telle que les très pauvres perdent tout intérêt a travailler etant donne que cette baisse a annule les effets positifs des aides et que pour des aides identiques le salaire des workhouse est plus intéressant. On peut même imaginer que les moins pauvres ayant subi la baisse des salaires voient également leur intérêt en terme de rémunération pencher en faveur des workhouses. Ainsi en intégrant les workhouses on aurait une volonté délibérée de se faire passer pour très pauvres pour profiter d’un salaire et de prestations sociales plus importantes qui soldent positivement le précédent. La perversité de ce systemei s’accentuerait tant la baisse des salaires est portée a la hausse. De plus la hausse du nombre ( initié par les baisses des salaires et ce dès la première) des prestataire et de la revendication ( si on suppose qu’un worker touche plus qu’un salarié conventionnel et que le nombre de worker tend bien a croître ) des prestataires entraînent la hausse du nombre de subventions ainsi une augmentation de la fiscalité qui les alimente et par consequent une nouvelle baisse des salaires etc cercle vicieux. Pour la ( 4 ) je réitérérai en partie la supposition précédente. Loi-> baisse salariat agricole-> choix de la workhouse et donc exode puisque celles-ci sont en villes. Ses suppositions présupposent que la baisse des salaires s est faite plus vite que la hausse subventions qui les compensent. Est ce vrai ? Si je me trompe totalement quelles sont les explications a donner a ( 3 ) et ( 4 ) ? Désolé pour l’orthographe et mon expression… J espère tout de même m etre fait comprendre. Merci de bien vouloir me répondre. Au revoir !

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