2 novembre, 2007

Le BAS MOYEN-AGE (XIV et XV°) : l’apparition des classes moyennes change l’organisation de la société anglaise, le féodalisme est en perte de vitesse.

La face de la société anglaise change, les classes féodales laissent la place aux classes moyennes : le bas moyen-âge marque le déclin des classes aristocratiques, surtout avec la guerre des roses ; les anciennes « têtes » du royaume que sont les ducs, comtes et autre seigneurs perdent de leur influence.
A la campagne, les gentlemen farmers augmentent petit à petit la taille de leur propriété et grâce aux amélioration des techniques agricoles ils augmentent leurs revenus. Edward I passe une directive imposant de faire passer automatique toute personne qui a plus de £20 de revenus par an comme chevalier, la gentry augmente de statut social.
A la ville, les classes marchandes commercent de plus en plus dans le royaume et à l’étranger, elles deviennent de plus en plus riches. Les villes offrent aussi la possibilité de devenir « freeman » aux serfs qui souhaitent vivre librement, pour cela ils intègrent pendant 7 ans une guilde. L’espoir de « salut » social, voire de réussite, prend forme en Angleterre, le culte du « self-made man » est multiples fois illustré comme par exemple avec Dick WHITTHINGTON qui quitta la campagne pour devenir un riche marchand et maire de Londres trois fois de suite.
Les plus pauvres restent quant à eux encore dans leur misère, il n’y a pas de changement pour eux. Il faut toutefois préciser que les conditions de vie se sont considérablement améliorées vers la fin du bas moyen-âge : les salaires ont augmenté plus vite que les prix et les céréales comme la viande sont devenues abondantes.

Une classe moyenne cultivée qui conteste l’ordre établi : une des caractéristiques majeures de la nouvelle class moyenne émergeante est d’être lettrée. Une partie grandissante des marchands, gentlemen farmers, etc. qui composent cette classe étudient à Oxford ou Cambridge, de plus de nouvelles professions comme juriste professionnel apparaissent.
Comme pour tout nouveau pouvoir, il y a forcément contestation de l’ordre établi :
Tout d’abord politiquement, les individus qui génèrent de la richesse veulent avoir leur mot à dire sur les taxations qui leurs sont faites. Ils utilisent la chambre des communes et leur pouvoir pour faire justifier aux rois leurs dépenses (ex: guerre) avant de mettre la main à la poche, ainsi le roi devient « auditable financièrement » devant le parlement (le premier concerné est Edward III). Puis les classes moyennes contestent l’ordre religieux, elles prennent le parti de WYCLIFFE est réclament que la bible puisse être lu par tous, ils souhaitent avoir une bible en anglais.
Enfin, ils critiquent le servage et le système féodal car ils considèrent cela non-chrétien et non générateur de richesses.

L’anglais devient la langue officiel du royaume, l’imprimerie accélère la propagation de la culture : le français était la langue des dirigeants depuis que Guillaume Le Conquérant avec conquit l’Angleterre au XI° siècle mais avec la guerre de cent ans Edward III interdit à ses armées de parler la langue française de manière à renforcer le sentiment national au combat. Le peuple a continué de parler l’anglo-saxon mais celui-ci a beaucoup évolué en trois cents car il n’était presque plus écrit et a emprunter beaucoup de mots au français. Des auteurs comme William LANGLAND, un prêtre du XIV° siècle, avec son poème Piers Plowman ou Geoffrey CHAUCER avec son livre The Canterbury Tales ont aidé au renouveau de la langue anglo-saxonne.
Le second fait culturel majeur du bas moyen-âge est l’arrivée de l’imprimerie en Angleterre. William CAXTON imprime en 1476 les premiers romans en anglais de Chaucer et de Malory et permet par cela développer la culture anglaise. Moins cher et plus rapidement réalisable que les manuscrits rédigés à la main, le livre devient le vecteur du développement de la culture anglaise au XV° siècle comme le sera la télévision au XX°.

1 novembre, 2007

Le BAS MOYEN-AGE (XIV-XV°)

Classé dans : Histoire du Royaume-Uni,Le bas moyen age,Scotland, Ireland & Wales — databaseblb @ 16:08

Au début du XV° siècle, les Gallois se révoltent contre l’occupant anglais, un sentiment national gallois voit le jour : les administrateurs anglais expulsent les gallois de leurs terres pour les donner aux colons. Les Gallois commencent à se révolter vers la fin du XIV° siècle et c’est le prince Owain GLYNDWR qui est le meneur de ce mouvement. En 1400, GLYNDWR est proclamé Prince de Galles par le peuple mais seulement 10 ans plus tard il est chassé par les armées anglaises et doit se cacher jusqu’à sa mort. Owain GLYNDWR a fait pour le pays de Galles ce que William WALLACE a fait pour l’Ecosse un siècle auparavant, il a développé le sentiment national gallois.

Owain Glyndwr, indépendantiste gallois. Owain Glyndwr, leader indépendantiste gallois.

Les écossais font une partie de la guerre de cent ans aux côtés des français : cf. partie « organisation du pouvoir et évênement / le BAS MOYEN-AGE« .

31 octobre, 2007

Le BAS MOYEN-AGE (XIV – XV°) : les dissidences religieuses naissent en Angleterre

Classé dans : Histoire du Royaume-Uni,Le bas moyen age,Religion britannique — databaseblb @ 21:03

L’église catholique anglaise est contestée, des dissidences naissent : la cupidité et l’autoritarisme de l’église anglaise sont à leurs paroxysmes à cette époque, les évêques qui sont aussi seigneurs féodaux sont souvent encore plus durs que les hommes d’armes comme les comtes avec leurs serfs. De plus, les taxes religieuses sont mal vues car le peuple pense qu’elles soutiennent les efforts du roi de France dans sa guerre contre l’Angleterre puisque le pape se trouve à Avignon au XIV° siècle. Ainsi, dans un contexte où le sentiment national grandit, les envoyés du pape sont vite rangés du côté de l’opposant.
Il faut remarquer que lors de la révolte des plus pauvres en 1381, l’archevêque de Canterbury a été exécuté par la foule car il représentait à lui seul le pouvoir répressif mais aussi l’ennemi français. Toutefois, la plupart des évêques, prêtres, etc. restent fidèles au roi, pas au pape, car ils sont issus de familles anglaises et dépendent de la couronne pour l’attribution de leur place.
Dans ce contexte des mouvements religieux dissidents apparaissent, le plus connu est celui des Lollards (Lollardies) fondé par John WYCLIFFE un érudit d’Oxford. Ce dernier est très anti-clérical, il critique la richesse de l’église anglaise ainsi que ses représentants, il pense aussi que la bible doit pouvoir être lu par tous et c’est pourquoi il l’a traduit en anglais en 1396. Cependant le roi Henry IV, fils de Richard II, est un croyant fidèle au pape et en 1401 il fait exécuter tous les Lollards de son royaume.

Wycliffe donne sa bible traduite aux prêcheurs Lollards Wycliffe donne sa bible traduite aux prêcheurs Lollards

25 octobre, 2007

Le BAS MOYEN-AGE (XIV et XV°) : le pouvoir de la classe aristocratique et le féodalisme diminuent, le pouvoir du parlement progresse encore, c’est la période des grands malheurs dans l’histoire de l’Angleterre, la puissance anglaise s’éffondre.

Classé dans : Histoire du Royaume-Uni,Le bas moyen age,Pouvoir et évênements — databaseblb @ 9:19

Après une menace de ses activités commerciales, l’Angleterre débute la guerre de cent ans contre la France et l’Ecosse : après avoir perdu une grande partie de ses territoires en France sous le roi John (Jean sans Terre), l’Angleterre voit ses activités commerciales menacées par le roi de France en Gascogne (car elle possède encore cette région ainsi que l’Aquitaine) et en Flandre (principale zone d’exportation de la laine, région détenue par le duc de Bourgogne que le roi de France essaie d’intimider).
Edward III déclare la guerre à la France en 1337, usant d’une querelle d’investiture et prétextant qu’il est l’héritier de la couronne de France, mais aussi à l’Ecosse (l’Ecosse est l’allier fidèle de la France depuis que la couronne anglaise menace son territoire, c’est la « Auld [old] Alliance »). Cette attaque contre l’Ecosse n’est pas pour déplaire au roi anglais car après la défaite face aux écossais de Robert BRUCE il lui était très difficile de convaincre les riches marchands (nouveaux détenteurs des richesses) de subventionner ses guerres, en revanche avec la menaces françaises sur leurs intérêts commerciaux la donne a changé.
L’Angleterre rencontrera de grandes victoires au début, celle de Crécy en 1346 et celle de Poitiers en 1356, qui lui permettront de récupérer les terres perdues sous le roi John. Toutefois, bien qu’ayant capturé le roi français Jean II le Bon à Poitiers et ayant signé un traité de paix à Brétigny en 1360, la France recommence la guerre quelques années plus tard avec Charles V Le Sage et le connétable Bertrand Du Gueslin. Les multiples efforts de guerres tous azimuts (notamment au nord contre les Ecossais en 1346) fatiguent les armées anglaises et celles-ci perdent progressivement tous les territoires français à l’exception de Calais.
En 1415, Henry V profite du calme dont l’Angleterre bénéficie depuis plusieurs années et des querelles entre nobles français concernant le remplacement de leur roi fou pour recommencer la guerre. Une fois encore le duc de Bourgogne se range du côté des anglais et leurs techniques militaires mettent à genou les armées français à Agincourt pourtant trois fois supérieures numériquement. En 1420, Henry V a écrasé les armées françaises, reconquis toutes les possessions anglaises perdues le siècle passé et est fait héritier du trône français en épousant Katherine de Valois, la soeur du roi (pour ces faits, Henry V est considéré comme l’un des meilleurs roi de l’histoire du pays). Le destin de la France semble alors être scellé.
Mais en 1422, Henry V meurt et son successeur est trop jeune pour régner, il n’a que 19 mois. Les français sont pris d’un sentiment national poussé par une paysanne inconnue du nom de Jeanne d’Arc, ils profitent du contexte et reprennent une par une les régions perdues. En 1453, toute la France à l’exception de Calais est revenue aux mains du roi de France. Economiquement c’est une catastrophe car les routes commerciales vers le sud de la France sont fermées ainsi que celles vers les pays-bas car la Bourgogne s’est rangée du côté de la France.

Carte de la guerre de cent ans Carte de la guerre de cent ans

Le roi Henry V d'Angleterre Le roi Henry V d’Angleterre

Jeanne d'Arc Jeanne d’Arc

L’épidémie de peste noire décime la moitié de la population : une terrible épidémie de peste noire venue d’Asie par les routes commerciales touche toute l’Europe au milieu du XIV° siècle. L’Angleterre n’est pas épargnée et paye un lourd tribut, l’épidémie l’atteint en 1348-1349 : en 1300 le Domesday Book comptait environ 4 millions de personnes, après l’épidémie il n’y en avait plus que 2 millions. Certains villages ont été supprimés des cartes et plusieurs villes se sont vues vidées de leur population le temps de passage de la peste noire. La population anglaise n’a recommencé à augmenter qu’au milieu du XV° siècle, soit un siècle plus tard.

Peste noire La peste noire en France.

Carte de la diffusion de la peste noire en Europe Carte de diffusion de la peste noire en Europe au XIV° sièce.

La guerre des roses ou la fin de la classe des nobles anglais, les Tudors installent une nouvelle gouvernance : comme dans le reste de l’Europe, les luttes intestines entre nobles et rois sont fréquentes. Les rois anglais doivent souvent se battre contre les nobles de leur royaume pour conserver leur titre mais en Angleterre les luttes sont plus rudes qu’ailleurs et durant le bas moyen-âge deux rois (Edward II en 1327 et Richard II en 1399) sont déposés et même tués par des seigneurs puissants.
Ces luttes internes à l’Angleterre trouveront leur apogée avec la guerre des roses vers le milieu du XV° siècle durant laquelle deux clans de nobles s’opposeront pour le pouvoir : ceux fidèles à la maison de Lancaster (alliée du roi, symbolisée par une rose rouge) et ceux fidèles à la maison de York (alliée du nouveau prétendant, symbolisée par une rose blanche). En effet, après avoir perdu la guerre de cent ans contre la France, les anglais accusent le coup et se posent la question de la gouvernance du royaume car le roi actuel, Henry VI, n’est pas un guerrier et semble fou. Le duc de York et ses alliés se souviennent alors que le grand-père de Henry VI, Henry IV, avait pris le trône de force après que le roi Richard II ait été déposé en 1399 sans descendant direct. Pour eux, cette investiture est illégitime car, même si Henry IV était le noble le plus puissant de l’époque, l’ancêtre du duc de York (le comte de March) était le successeur légale de Richard II. En 1460, la maison de York réclame le trône et s’oppose à la maison des Lancaster dont descend Henry VI. En 1461, après la mort du duc de York, son fils, Edward IV gagne la bataille et fait prisonnier Henry VI à la prison de Londres. A la mort d’Edward IV en 1483, son oncle, le duc Richard de Gloucester, fait emprisonner et assassiner ses deux fils pour prendre le pouvoir sous le surnom de Richard III. Mais ni la maison des Lancaster, ni celle de York n’aime ce nouveau roi et se rallient finalement à un inconnu en 1485 : Henry TUDOR, duc de Richmond et demi-gallois. En très peu de temps, il fait basculer la moitié de l’armée de Richard III dans son camps et le dépose. Henry TUDOR, ou Henry VII, devient roi d’Angleterre en 1485.
Cet épisode de l’histoire d’Angleterre sonne le glas de l’aristocratie anglaise car plus de la moitié de 60 familles nobles qui composent le royaume s’est entre-tuée pendant cette guerre. La voix est dorénavant libre au nouveau roi Henry VII pour entreprendre des réformes du pouvoir.

Guerre des roses La guerre des roses

Le roi doit justifier ses dépenses devant le parlement : le pouvoir grandissant de la classe nouvelle lui donne confiance en elle. Lorsque qu’Edward III demande au parlement la mise en place d’une taxe supplémentaire, la chambre des communes profite de l’occasion pour exiger du roi que celui-ci présente ses comptes s’il souhaite voir sa demande exhaussée. A dater de ce jour, le roi devient « auditable fincaièrement » par le parlement et doit justifier ses dépenses.

La justice s’organise autour des JPs : les rois font de moins en moins confiance aux seigneurs depuis le XII° siècle, Edward III fonde en 1360 les justices of peace alias JPs. Ce sont des membres de la gentry anglaise qui ont la charge de prendre des décisions de justice concernant tous les petits délits et crimes dans les campagnes.
Encore une fois, le pouvoir qui était aux mains de l’aristocratie (dans ce cas le pouvoir judiciaire) passe dans celui de la classe moyenne. A ce jour, les JPs existent toujours mais pour des problèmes de très petites envergures.

24 octobre, 2007

Le BAS MOYEN-AGE (XIV et XV°) : l’économie féodale décline entrainant une modernisation de l’agriculture, le commerce et l’industrie se développent avec les grands monopôles.

Classé dans : Economie britannique,Histoire du Royaume-Uni,Le bas moyen age — databaseblb @ 19:16

« la petite révolution agricole », l’agriculture féodale en pleine mutation : au XIII° siècle, l’urbanisme est la forme la plus visible de la croissance. Les paysans essayent de migrer le plus possible vers les villes pour transformer leur condition de serf de la glèbe en statut de citoyen plus libre (« l’air de la cité est libérateur »).
On note aussi qu’e du début du XIII° siècle jusqu’à 1315, les progrès agricoles sont importants et couvrent même la croissance démographique : il n’y a aucune disette générale. Les progrès reposent sur trois facteurs : (1) l’augmentation des surfaces cultivables par le défrichement des forêts, (2) le déclin des corvées féodales (dans les campagnes les conjurations et rébellions sont de plus en plus nombreuses, il faut tout de même attendre le XIV° siècle avant de voir de grandes révoltes) et (3) la transformation de la seigneurie foncière en entreprise agricole avec le fermage et le métayage (la production des villes permet aux seigneurs de se débarrasser d’ateliers artisanaux coûteux, les feudataires se tournent de plus en plus vers la vente de leurs produits agricoles pour les villes où la demande augmente en même temps que la population, le fermage et le métayage commencent à se développer et à remplacer les corvées qui sont de moins en moins supportées).
Toutefois, l’épidémie de peste noire va modifier la donne rapidement.

Les plus pauvres se révoltent contre les taxes royales mais le pouvoir n’est pas encore enclin à les écouter : le roi Richard II (petit fils de Edward III décédé et du Prince Noir décédé quelques mois après son père pendant la guerre de cent ans) fait imposer une taxe à toute personne de son royaume de plus de 15 ans pour financer ses dépenses de guerre contre les Français et les Ecossais. Il augmentera cette taxe par 2 fois et causera une révolte paysanne de 4 semaines.
Il est important de noter que ce sont les régions riches d’Angleterre (East Anglia et le Kent) qui se sont soulevés, le nord et l’est sont restés calme. Il semble que l’idée de prise de conscience de ses droits par les régions riches puisse être émise, ceux qui ont la richesse ont un moyen de pression.
La révolte sera aussi suivi par les plus pauvres des villes mais Richard II étouffera ce mouvement en faisant des promesses qu’il ne tiendra pas. On retiendra ses propos : « Serfs you are and serfs you shall remain« .

Révolte de paysans matée par Richard II Révolte de paysans matée par Richard II

Le commerce international croît en Europe avec les grandes foires marchandes, l’économie monétaire s’impose en Europe : les plus grandes places d’échanges à cette époque sont les foires de Champagne. De fait, les opérations de prêts et d’échanges de devises augmentent et on voit la création des banquiers ; les lettres de change ou de crédits voient le jour. L’économie monétaire s’impose, alors que l’économie naturelle, fondée sur l’autoconsommation, dépérit lentement.

L’épidémie de peste noire est bénéfique pour les travailleurs restants, la vie agricole s’organise : la peste noire a eu des effets terribles sur la population britannique. Toutefois, les paysans survivants ont vu leur salaire augmenter considérablement après la fin de l’épidémie du fait du manque de main d’oeuvre, pour preuve l’amélioration des constructions des habitations qui passent du bois et de la boue à la pierre. De plus, la baisse de la demande causé par la diminution de la population a permis à l’agriculture anglaise de revenir à un point d’équilibre qu’elle avait perdu au milieu du XIV° siècle (disparition des disettes).
Conséquence directe de la hausse des salaires des travailleurs agricoles, les seigneurs croulent sous des coûts trop importants et préfèrent laisser leurs terres à des travailleurs motivés qui se les ajoutent petit à petit, il vaut mieux prêter gratuitement ses terres que de perdre de l’argent. Une nouvelle classe sociale de travailleurs « locataires » des terres seigneuriales est née, il s’agit des yeomen.

L’industrie de la laine se développe, l’Angleterre confectionne des produits finis : les marchands et le roi ont bien compris qu’ils pouvaient augmenter considérablement leurs profits en fabriquant directement les produits finis pour lesquels ils exportent de la laine. Edward III soutient l’arrivée de tisserands flamand en Angleterre et la production d’étoffe exportée passe de 8000 pièces en 1300 à plus de 100000 vers 1400, c’est devenu l’activité principale du pays. En 1360, l’industrie flamande du textile est totalement sinistrée.

Les guildes perdent de leur pouvoir, les compagnies monopolistiques naissent : la fin du haut moyen-âge était marquée par l’apparition de guildes ayant pour but de protéger leurs activités, le bas moyen-âge voit leur autorité diminuer fortement au profit des trading stations ou « factories« . Leur but est le même que celui des guildes, protéger un monopole, mais ces nouvelles compagnies le font à une échelle européenne (et plus seulement locale comme ce fut le cas pour les guildes). L’exemple le plus caractéristique est celui de la « Company of Stample » de Calais (Stample étant un terme générique pour définir que certains biens ne peuvent être vendus qu’à certains endroits) qui a la main mise sur tout le commerce de la laine anglaise en Europe. Ces entreprises monopolistiques sont du goût de tout le monde : pour les marchands car elles diminuent la concurrence et pour le roi car elles permettent de collecter l’impôt plus facilement. Inutile de rappeler qu’au XX° siècle cette technique est interdite par les lois internationales du commerce.

Les travailleurs qualifiés cherchent à s’unir, premiers essais des Trade Unions : si les plus riches des villes sont protégés par leurs richesses, les classes moyennes par des guildes, les travailleurs qualifiés eux n’ont toujours aucun moyen de protection au bas moyen-âge (tout comme les travailleurs sans qualification). Le bas moyen-âge voit de multiples tentatives des travailleurs qualifiés de s’unir entre eux pour se protéger des plus riches, notamment des guildes, toutefois ces tentatives échouent les unes après les autres. Ces regroupements sont en quelque sorte l’embryon des Trades Unions des siècles suivants.

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