2 novembre, 2007

Les TUDORS (1485 – 1603) : la Renaissance en Angleterre

Les conditions de vie en Angleterre s’améliorent peu à peu : entre 1530 et 1600 les conditions de vie s’améliorent un peu pour le peuple britannique, la taille des logements augmente (on passe de 1 à 3 pièces en moyenne par maison pour les plus pauvres) et leur confort aussi (les cheminées ne sont plus réservées uniquement aux riches individus).
La femme anglaise jouit d’une position plus enviable que celles du continent car, même si elle sa première mission reste de donner naissance à un maximum d’enfants et de s’occuper de son mari, elle ne vit pas cachée comme en Espagne et possède une certaine liberté de mouvement et d’actes (ex : embrasser un inconnu). Il faut tout de même noter qu’être une femme célibataire est très difficile car les monastères n’existent plus, ainsi les ex-nonnes se transforment en mendiantes.

La Renaissance prend son expansion en Angleterre, la période des Tudors est celle de la culture : la Renaissance Italienne est enfin arrivée en Angleterre, comme dans le reste de l’Europe les penseurs, les musiciens, les écrivains sont mis en avant et leur production augmente sensiblement. Dans les grands noms on retiendra Thomas MORE (auteur d’UTOPIA), Christopher MARLOWE ou encore William SHAKESPEARE. On commence à plus penser à la culture et au savoir qu’à la guerre.
Enfin, la langue anglaise continue de se construire et un anglais « officiel » voit le jour, celui de Londres. Ainsi, à partir de l’époque des Tudors, il est possible de reconnaître un noble d’un roturier à sa manière de parler : le premier parlant l’anglais londonien et le second celui de son village.

William Shakespeare, écrivai britannique William Shakespeare, écrivai britannique

Thomas More, écrivain britannique Thomas More, écrivain britannique

1 novembre, 2007

Les TUDORS (1485 – 1605) : Henry VIII commence à unifier le pays de Galles, l’Irlande, l’ecosse et l’Angleterre sous la force.

Classé dans : Histoire du Royaume-Uni,Les TUDORS,Scotland, Ireland & Wales — databaseblb @ 16:04

Au XVI° siècle, l’administration du pays gallois s’insère totalement dans la système anglais, le pays de Galles « s’anglicise » sous la contrainte de Henry VIII : Henry VII est à moitié gallois ce qui rapproche les deux royaumes mais son fils, Henry VIII, ne partage pas la même vision « amicale » de l’entente galloise/anglaise, il veut accroître la puissance de son royaume et pour cela pousse à soumettre le pays de Galles à l’influence anglaise.
D’un point de vue administratif, le pays de Galles rejoint le système administratif anglais entre 1536 et 1543 et les gallois entrent au parlement de Westminster. La loi anglaise prend le pas sur la loi locale et les gallois sont autorisés à devenir JPs, la petite bourgeoisie galloise prend part à la gouvernance du Royaume-Uni.
D’un point de vue culturel, la langue anglaise devient la seule langue officielle, le gallois reste parlé uniquement dans les régions reculées toutefois Henry VII tolère tout de même une bible dans la langue celte. Les écoles anglaises apparaissent et accélèrent la pénétration de la culture anglaise. Enfin, le système des noms habituellement utilisé par les gallois est soumis à la tradition anglaise (passage d’un seul pseudonyme à un nom + un prénom).

Drapeau du pays de Galles Drapeau du pays de Galles

L’Irlande devient la première grande colonie anglaise contre son grès face à Henry VIII, le marteau anglaise forge le nationalisme irlandais et crée les problèmes de demain : les Tudors menent 4 guerres contre l’Irlande pendant leur règne à l’initiative de Henry VIII et de sa soif de pouvoir, ils finissent pas faire plier la résistance sous Elisabeth I. Les soldats des Tudors sont très durs avec la population car ils considèrent les irlandais comme un peuple primitif et les propriétaires irlandais sont expulsés des terres fertiles au profit des colons anglais (souvent des membres des guildes londoniennes). Cette domination anglaise forcée nourrit la rancoeur des Irlandais et amplifie le sentiment national qui avait vu le jour aux siècles précédents.
De plus, même si Henry VIII tente de faire accepter la Réforme de l’Eglise anglaise, les Irlandais restent fidèles à leur Eglise catholique car elle est source de richesses. La noblesse irlandaise considère que la confiscation des monastères mettrait en péril toute l’économie locale. L’Eglise irlandaise est catholique et restera catholique pour les siècles à venir, ce phénomène viendra se greffer aux confiscations des terres par les colons anglais et conduira aux troubles en Ulster que nous connaissons au XX° siècle.

L’Ecosse est battue par Henry VIII, elle devient protestante et la mort d’Elisabeth I d’Angleterre conduit le roi James VI a devenir roi d’Ecosse et d’Angleterre : les monarques écossais souhaitent organiser leur royaume comme les rois anglais l’ont fait mais la situation est différente : l’Ecosse est beaucoup plus pauvre, le pouvoir des nobles écossais est une véritable entrave au changement et les querelles entre pro-anglais et pro-français (Auld Alliance) sont fréquentes.
Henry VII, dans sa recherche de stabilité du royaume anglais, signe un traité de paix avec les écossais (le premier depuis 1328) mais Henry VIII, toujours dans sa soif de pouvoir, relance les hostilités dans le but de prendre le contrôle du royaume du nord. Les victoires anglaises sont sans précédent, les rois écossais y meurent ainsi qu’une grosse partie de leur noblesse et la paix n’est trouvée qu’avec le mariage du fils de Henry VIII, encore enfant, avec la jeune reine Mary en 1543. Mais les écossais refusent de se soumettre à l’autorité anglaise et le parlement annule le mariage entre Edward VI et Mary en envoyant cette dernière en France, l’armée anglaise brulera les villages du sud de l’Ecosse pendant 2 ans pour se venger.
Durant l’absence de Mary Queen of Scots, les nobles écossais se convertissent en grande partie au protestantisme et confisquent les richesses des monastères (à celle époque la richesse des monastères écossais est deux fois supérieure à celle du roi). Toutefois, le peuple écossais prend soin de préserver la nouvelle église écossaise protestante, la Kirk, du pouvoir royal, les deux pouvoirs ne sont donc pas confondus comme en Angleterre sous l’Anglicanisme.
Au retour de France de Mary, les choses ont évoluées : l’Ecosse est devenue protestante et s’est de fait plutôt rapprochée de l’Angleterre que la France son ancien allié. De plus, une grande partie des nobles écossais sont devenus protestants et apprécient mal d’avoir une reine catholique même si celle-ci a promis de ne pas essayer de ramener le catholicisme. De plus, les agissements de Mary sont trop lourds de conséquences et toute l’Ecosse, choquée par l’assassinat qu’elle a commandité sur son mari, la chasse à Londres où elle faite prisonnière puis exécutée.
Finalement, avec la mort d’Elisabeth I sans successeur en Angleterre en 1603, le fils de Mary, James VI, devenu roi d’Ecosse à l’âge de 12 ans en 1578, est fait roi d’Angleterre à la demande du parlement anglais pour ses qualités de gestionnaire et son lien de parenté avec les derniers souverains britanniques. James VI peut donc se vanter d’avoir réussi non seulement à ramener sous son contrôle les nobles écossais protestants et catholiques plus la Kirk mais aussi tout le royaume d’Angleterre. Ainsi, l’Ecosse qui fut un pays beaucoup moins prospère et organisé que l’Angleterre voit son plus haut représentant prendre la tête de son ancien persécuteur.

James I of England ou James VI of Scotland James I of England ou James VI of Scotland

31 octobre, 2007

Les TUDORDS (1485 – 1605) : l’Anglicanisme s’installe, les pouvoirs temporels et spirituels sont réunis sous le roi, le protestantisme devient la première religion.

Classé dans : Histoire du Royaume-Uni,Les TUDORS,Religion britannique — databaseblb @ 20:59

La Réforme de l’Eglise britannique menée par Henry VIII ou le rattachement des évêques à la couronne anglaise : le roi Henry VII est avide d’argent, son père avait augmenté la fortune de la couronne anglaise en prenant les terres des nobles morts durant la guerre des roses, Henry VIII cherche à prendre celles de l’Eglise. A cette époque l’Eglise possède un domaine très important (l’un des plus gros du royaume) et est de plus en plus mal aimée par le peuple à cause de sa vie opulente. L’indépendance de l’archevêque de Canterbury et des évêques vis-à-vis des rois insupporte également Henry VIII : ce dernier n’a pas la main sur le Pape car les rois de France et d’Espagne sont beaucoup plus puissants que lui à l’époque et aussi beaucoup plus près. Henry VIII veut encore plus centraliser le pouvoir.
Il profitera de sa volonté de divorcer avec une de ses 6 femmes pour rattacher les évêques à la couronne d’Angleterre. En effet, en 1526, Henry VIII demande au Pape de divorcer de Catherine d’Aragon, nièce de Charles V roi d’Espagne, car elle ne peut avoir de fils mais le Pape, étant sous influence du roi d’Espagne, refuse. En 1531, Henry VIII décide passer outre cet interdit et réussi à convaincre l’archevêque de Canterbury et les évêques de se rattacher à lui. En 1534, l’Act of Supremacy est voté par le parlement et Henry VIII devient le chef de tous les évêques du royaume. A dater de cet acte, tous les rois d’Angleterre seront à la tête de l’Eglise anglaise, le pape n’a plus aucune autorité.
Henry VIII, avec l’aide de Thomas CROMWELL, fait alors usage du Domesday Book pour prendre le contrôle des taxes religieuses, il fait fermer 560 monastères et donnent leurs terres aux classes moyennes. Il fait cela pour récolter de l’argent mais aussi pour s’allier les classes marchandes et les propriétaires terriens, beaucoup de petits gentlemen farmers font fortune grâce à ça.
Il faut aussi noter que cette Réforme de l’Eglise n’a rien à voir avec l’arrivée du protestantisme : même si Henry VIII s’est détaché du pape il reste profondément catholique, il va même jusqu’à faire éxecuter les protestants qui ne lui sont pas fidèles. Il écrira un livre critiquant Martin Luther, félicité par le pape, qui s’intitule « Fidei Defender » (Defender of the faith ou F.D. que l’on retrouve encore sur les pièces de monnaie).

L’arrivée du protestantisme en Grande-Bretagne ou la menace d’invasion catholique pousse le peuple à se convertir : lorsque Queen Mary (la reine Marie), demi-soeur de Catherine d’Aragon et catholique, prend la tête du royaume après la mort du fils de Henry VIII, Edward VI, mort très jeune en 1553, le royaume reste composé majoritairement de catholiques (la grande partie du peuple) mais une part grandissante de la population se convertit au protestantisme (les plus riches car cette nouvelle religion accepte la richesse).
La position de la Reine Mary n’est pas simple car le royaume n’a pas connu de dirigeant féminin depuis 400 ans mais Mary commet plusieurs erreurs qui auront des répercutions ultérieurement. Tout d’abord, elle demande au parlement la permission d’épouser le roi catholique Philippe d’Espagne ce qui déplaît au peuple (sentiment national, risque d’annexion de l’Angleterre à la puissante couronne d’Espagne) et cause un soulèvement. De plus, elle fait bruler 300 protestants en cinq ans, ce qui envenime encore plus la querelle entre catholiques et protestants. Mary meurt en 1558.
Elisabeth I, demi-soeur de Mary et protestante, prend la tête du royaume car il n’y a plus d’autre descendant des Tudors en 1558. Elle veut faire se réconcilier les anglais entre eux sur la question religieuse et réussit en 1559 à faire admettre les protestants à deux conditions : (1) que ceux-ci restent plus proches des catholiques du royaume que des autres protestants du continents, (2) que le monarque reste le seul maître de l’Eglise. Elisabeth I entreprendra de multiples réformes comme l’utilisation des parishs (organisation territoriale de l’Eglise) comme découpage administratif du royaume, l’obligation d’aller à l’Eglise tous les dimanches sous peine de sanction et enfin la ré-écriture des sermons de messe considérant l’attaque au roi comme un pêchet. Ainsi, l’Eglise et ses représentants sont devenus font maintenant entièrement parti de la machinerie d’Etat, pouvoir et religion sont confondus. C’est l’Anglicanisme.
Enfin, le protestantisme anglais prendra pied complètement en 1585 avec l’exécution de Mary Queen of Scots en 1587. En effet, La reine Mary d’Ecosse (différente de la reine Mary d’Angleterre décédée en 1558) se réfugie en Angleterre car elle est persécutée dans son royaume d’Ecosse (cf. partie sur Wales, Scoland & Irelande) mais elle présente un risque interne au Royaume pour Elisabeth I car les nobles catholiques anglais voudraient remplacer la reine prostetante par une catholique, Elisabeth I prend donc la décision d’enfermer Mary Queen of Scots en prison. Toutefois, la menace d’invasion espagnole (pays catholique) qui voudrait annexer l’Angleterre et prendre la défense de la reine Mary, plus la décision de Mary de nommer Philippe d’Espagne comme son successeur conduit Elisabeth I à faire exécuter Mary de manière à couper court à la menace d’invasion espagnole ou de voir la couronne écossaise partir aux mains de l’Espagne. Le peuple anglais se joint à la reine Elisabeth I devant la menace grandissante espagnole, le catholicisme devient synonyme d’assaillant à la nation et le peuple se convertit petit à petit au protestantisme.

24 octobre, 2007

Les TUDORS ( 1485 – 1603) : le commerce devient la première préoccupation de la couronne et la croissance démographique alliée au phénomène d’enclosure pousse les plus pauvres dans la misère.

Classé dans : Economie britannique,Histoire du Royaume-Uni,Les TUDORS — databaseblb @ 19:14

La nouvelle gouvernance anglaise axée sur le commerce, les débuts de la création de l’empire britannique : Henry VII avait bien compris que le commerce était bon pour l’Angleterre et la couronne, Henry VIII et surtout Elisabeth I poursuivront cette logique : mener une politique étatique visant à accroître le commerce du royaume (idée qui durera jusqu’au XIX°).
Elisabeth I encourage les marchands a vendre hors des frontières et la création de colonies, de comptoirs commerciaux, de part le monde. Les premières colonies s’installent en Amérique à la fin du XVI° siècle, surtout en Virginie (de virgin pour faire hommage à la Reine). On notera Sir Walter RALEIGH qui ramena pour la première fois du tabac en Angleterre.
Elisabeth I étend aussi les monopoles commerciaux (type companies of Staple), ce sont les chartered companies. Les charters sont octroyés à certaines compagnies : tout comme pour les stamples, les compagnies concernées ont le total monopole d’un commerce dans le royaume mais doivent reverser une partie des revenus à la couronne. Plusieurs chartered companies sont créées sous le règne d’Elisabeth I : The Eastland Company en 1579 pour marchander avec les pays scandinaves et la Baltique, the Levant Company en 1581 avec l’empire Ottoman, the Africa Company en 1588 pour le commerce des esclaves et the East Company en 1600 pour la zone Indienne.
Enfin, Elisabeth I encourage aussi les actes de piraterie et de sabotage des réseaux commerciaux rivaux. Les Sea Dogs écument les océans à la recherche de convois de marchandises ou provenant d’Amérique du sud (surtout des Espagnols) qu’ils peuvent aborder et pilier. Dans les Sea Dogs célèbres il y a : John HAWKINGS, Francis DRAKE et Martin FROBISHER. Toutefois, même si la couronne britannique fait son maximum pour cacher son rôle dans ces attaques, elle prend une part de chaque butin (car les Sea Dogs sont des Free-lances) et cela mène à des guerres entre pays. On retiendra l’épisode célèbre de la défaite de l’invinsible Armada Espagnole en 1588 au large des côtes anglaises envoyée par le roi Philippe d’Espagne en représailles au multiples attaques britanniques vis-à-vis du réseau commerciale espagnol.

Francis Drake, corsaire au service de la couronne anglaise Francis Drake, corsaire au service de la couronne anglaise

L'invinsible Armada espagnole défaite par la marine anglaise L’invinsible Armada espagnole défaite par la marine anglaise en 1588

Economie nationale, l’accroissement de la population raréfie les biens, c’est la crise : la population d’Angleterre et du pays de Galles passe de 2.2 millions en 1525 à 4 millions en 1603 ce qui tend à raréfier les biens de consommations, surtout la nourriture, et à créer une forte inflation (le prix du blé est multiplié par 5 entre 1510 et 1650 alors que les salaires n’augmentent que de 100% sur la même période).
Autre phénomènes important : les enclosures. Les seigneurs locaux se rendent compte qu’il est plus rentable d’élever des moutons puis de vendre la laine à l’industrie que de travailler la terre. Ils usent de leur autorité pour passer outre les lois et prennent possession des terres communales que les paysans se partagent et cultivent pour leurs propre consommation. Ceci amplifie la raréfaction des teres cultivables et donc de la nourriture, ce phénomène accompagnera l’histoire de l’Angleterre jusqu’au XVIII° siècle avec la révolution agricole et industrielle..
Ainsi, si les yeoman farmers sont de plus en plus riches, les plus pauvres sont de plus en plus dans la misère car les paysans qui n’ont pas retrouvé de travail comme ouvrier agricole sont réduits à partir en éxode vers les villes ou au vagabondage : sous Henry VIII on dénombre à 7000 les voleurs pendus. En 1547, une loi reprécive est votée par le parlement autorisant les magistrats à contraindre tout individu sans toit ni emploi à travailler chez un exploitant agricole. En 1563, ce pouvoir est transmis au JPs, ils peuvent définir le montant des salaires et le nombre d’heures de travail par jour (souvent de 5h à 21h avec seulement 2.5h de repos pour manger).
En 1601, sous le règne de Elisabeth I, le parlement vote The first Poor Law qui contraint les habitants d’un village de s’occuper de leurs pauvres. Les JPs ont autorité pour lever de nouvelles taxes afin de loger et nourrir les vagabonds. La loi d’Elisabeth I est un symbole d’autorité de l’Etat et de solidarité à l’anglaise, elle restera en vigueur jusqu’en 1834.

Les TUDORDS (1485 – 1605) : la puissance anglaise reprend forme avec Henry VII, Henry VIII mène la réforme religieuse et Elisabeth I développe le commerce et l’empire colonial.

Classé dans : Histoire du Royaume-Uni,Les TUDORS,Pouvoir et évênements — databaseblb @ 8:19

Henry VII prend le parti des marchands et prépare l’Angleterre à être une grande puissance économique : lorsque la guerre des roses s’arrête enfin en 1485 et que Henry TUDOR est fait roi la noblesse anglaise a perdu toute sa puissance. En effet, toutes les terres des nobles morts au combat reviennent par tradition au roi ce qui confère à Henry VII le plus grand domaine d’Angleterre, il en profite pour interdire de créer quelque armée que ce soit à l’exception de la sienne.
Il comprend vite que les guerres et le luxe sont néfastes pour le commerce et que le commerce est bon pour la couronne et le royaume. Il décide de prendre le parti des marchands et mène une gouvernance sage d’indépendance financière de la couronne et de développement commercial de l’Angleterre basés sur le développement de la flotte commerciale britannique, le remplacement des sentences par des amendes (pour renflouer les caisses de l’Etat) et la préservation du trésor royal (plus aucune dépense inutile). A la fin de son règne, Henry VII a réussi à relancer les routes commerciales vers l’Europe qui avait été stoppées avec la perte de la guerre de cent ans, à accumuler un trésor de £ 2 000 000, soit 15 ans de revenus, et à créer une nouvelle « noblesse » : les bourgeois.

Le roi Henry VII d'Angleterre Le roi Henry VII d’Angleterre

Henry III, un roi avide qui entreprendra la Réforme religieuse du pays, l’Anglicanisme, et créera une crise économique : le fils de Henry VII, Henry VII, beaucoup plus connu que son père, n’a jamais réussi à atteindre les performances économiques ou de gouvernance de celui-ci : avide de luxe et de grandeur, il passe son temps à essayer de jouer l’arbitre entre une France et une Espagne réunie avec le Saint Empire Romain qui sont devenues beaucoup plus puissante que l’Angleterre.
On retiendra de son règne la Réforme de l’Eglise britannique (cf. parie sur la religion) et la dévaluation de la monnaie anglaise qui conduira à une grave crise économique (cf. partie sur l’économie).

Le roi Henry VIII d'Angleterre Le roi Henry VIII d’Angleterre 

La machine d’Etat intègre l’Eglise dans son organisation, le découpage religieux remplace en partie l’administratif d’avant : Elisabeth I, demi-soeur de Mary et protestante, prend la tête du royaume car il n’y a plus d’autre descendant des Tudors en 1558. Elle veut faire se réconcilier les anglais entre eux sur l’épineuse question religieuse (l’Europe voit émerger le protestantisme, les guerres civiles sont fréquentes) et réussit en 1559 à faire admettre les protestants à deux conditions : (1) que ceux-ci restent plus proches des catholiques du royaume que des autres protestants du continents, (2) que le monarque reste le seul maître de l’Eglise (Henry VIII n’était pas allé jusqu’à cet extrême).
Elisabeth I entreprendra de multiples réformes comme l’utilisation des parishs (organisation territoriale de l’Eglise) comme découpage administratif du royaume, l’obligation d’aller à l’Eglise tous les dimanches sous peine de sanction et enfin la ré-écriture des sermons de messe considérant l’attaque au roi comme un pêchet. Ainsi, l’Eglise et ses représentants font maintenant entièrement parti de la machinerie d’Etat, pouvoir et religion sont confondus.

La reine Elisabeth I d'Angleterre La reine Elisabeth I d’Angleterre

Le parlement souvent évité par les monarques Tudors, son rôle et son organisation évoluent à son avantage : sous les Tudors, le parlement se réunit peu (de deux fois par an à une fois tous les 6 ans), Elisabeth I dira d’ailleurs que trois rencontres avec le parlement sont assez pour tout son règne. Les sujets sont laissés à l’initiative du roi jusqu’à la fin du XVI° siècle mais ensuite les MPs prendront confiance et proposeront leurs propres sujets. Le domaine de compétence du parlement s’étale sur trois sujets : (1) le vote des taxes, (2) la réalisation des lois demandées par la couronne et (3) le conseil auprès du roi. Le speaker mène la séance et fait respecter l’ordre, aujourd’hui ce poste existe toujours.
Le système de représentation prend 2 MPs par county et 2 MPs par borough dans les villes. Sous les Tudors, le parlement double de taille car il faut intégrer le pays de Galles et les nouveaux boroughs (causé par un redécoupage administratif). Les MPs ont un statut particulier : ils sont protégés (ils ont le droit de parler librement sans risquer d’être arrêtés et ont le droit de se réunir et de rencontrer le roi).
Le pouvoir du parlement grandit au fur et à mesure que les rois demandent aux MPs des accords de budget et, même si certains monarques comme Elisabeth I essayent de contourner le système en faisant rentrer de l’argent par des moyens détournés comme la vente des monopolies, le parlement devient un organe incontournable du pouvoir.

La fin des Tudors, les Stuarts prennent le pouvoir : à cette époque, la position de la reine Elisabteh I est difficile car si elle se marrie à un grand seigneur anglais elle doit se plier à l’autorité masculine de quelqu’un de rang inférieur et si elle se marrie avec un roi étranger alors le royaume passerait dans les mains d’une puissance étrangère. C’est pourquoi elle ne se marrie et n’a pas de descendant.
Après sa mort, c’est James VI of Scotland qui prend le contrôle de la couronne anglaise car c’est lui le plus proche parent (cf. partie Wales, Scotland et Irelande).

targuist |
Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Droit Administratif des Bie...
| L'info back.
| ouvrir les yeux