2 novembre, 2007

Les CELTES et les invasions ANGLO-SAXONNES et viking (700AC – 1000) : genèse des peuples Irlandais et Bretons, des peuples tribaux.

Une vie tribale rude sous l’égide des guerriers et des druides pour les celtes : un clan était composé de plusieurs familles, les rôles honorifiques étaient attribués aux guerriers et aux druides. Bien sur, à cette époque le pouvoir temporel (celui des guerriers) était intimement lié avec le pouvoir spirituel.
Les tribues étaient composées de plusieurs familles, parfois une même et seule famille pouvait constituer une tribue. Les individus exitaient uniquement par un nom d’usage dans leur tribu, sortis de celle-ci s’étaient de inconnus sans identité.
L’espérance de vis à cette époque est très courte, on considère que la moitié de la population mourrait entre 30 et 40 ans et que 15% des individus n’atteignaient pas l’âge de 20 ans.
Le temps des individus était consacré à se défendre et à survivre (chasser, ceuillir, cultiver, coudre des vêtements, ..).
Un statut de femme plutôt libre chez les celtes : les celtes semblent avoir accordé plus de liberté aux femmes que ces succésseurs. Ainsi, même si on peut pas dire que la femme est l’égale de l’homme chez les Bretons, on retrouve dans l’histoire des chefs de clan qui furent des femmes (cf. partie « organisation du pouvoir »).
Une culture celte de tradition transmise par l’oral : les celtes ne savent pas lire et pas écrire. Ce sont les druides qui transmettent de génération en génération les rituels religieux, les lois tribales, l’histoire de la tribu, les connaissances en médecine et tout ce qui était important pour cette époque.

Reconstitution d'une maison celte Reconstitution d’une maison celte

Les romains apportent la vie urbaine et l’écriture : la première conséquence de l’invasion des romains fut la création de villes (de structure identique à celles du continent, elles forment la base de l’empire en termes d’organisation et d’administration). Il existe 3 types de villes : (1) les coloniaes (villes de colons exclusivement), (2) les municipias (villes mixtes où tous les habitants ont le statut de romains) et (3) les civitas (anciennes villes celtes administrées par les romains qui gérent les populations rurales). Anecdote : les villes comme Gloucester, Winchester, Doncaster, … avec une fin en « cester » descendent des castras (camps militires romains).
La deuxième chose majeure importée par les Romains fut l’écriture et la lecture. Comme toutes les langues écrites, le latin permit de mieux propager les idées et d’asseoir le pouvoir. Après le départ des romains, les celtes continuèrent à profiter de l’écriture.

Les anglo-saxons donnent une première structure aux villages et tribus : avant l’arrivée des angles, des saxes et des jutes il n’y avait aucune structure d’organisation des bourgs par les celtes. Les anglo-saxons mirent en place le principe du manoir (ou grande demeure pour « gérer » en quelque sorte la localité et percevoir l’impôt) et de l’église dans tous les bourgs.

Le HAUT MOYEN-AGE (XI-XIII°) : le féodalisme s’installe et avec lui les plus pauvres perdent leurs libertés.

Une qualité de vie qui se dégrade sous l’égide du seigneur local et sans alternative : la vie du peuple est rude à cette époque. Ils vivent à plusieurs dans des maisons faites de bois et de boue, les hommes dorment avec les femmes même avant le mariage car il y a peu de place. Les repas quotidiens sont composés de céréales et de légumes, la viande de porc est réservée aux jours exceptionnels.
La population est à 75% composée de serfs qui doivent travailler pour leur seigneur local en échange d’une protection. Ils doivent s’acquitter d’un certains nombre de jours de travail par an auprès de leur Lord et peuvent consacrer le reste (très peu) à la culture de leur propre terre (souvent celle du village mise en partage). Il faut savoir que les jours de repos n’existent pas à cette époque et que l’on travaille du matin au soir, tous les jours, tous les ans jusqu’à ce que le corps ne le supporte plus.
De plus, il n’existe aucune autre alternative car un serf ne peut quitter sa terre de naissance sans l’accord du roi et il vaut mieux être serf protégé que paysan isolé à cette époque.

Serfs au travail sous l'autorité de leur seigneur Serf au travail sous l’autorité d’un seigneur

La population grandissant, les disettes augmentent et conduisent les pauvres à être de plus en plus pauvres : d’après le Domesday Book, la population anglaise est de 1.5 à 2 millions en 1066 et de 4 millions en 1300. Les besoins en nourriture augmentent donc proportionnellement mais ni les techniques agraires ne s’améliorent (la productivité stagne), ni les surfaces cultivables ne s’étendent (80% des surfaces cultivées au XX° siècle le sont déjà au XI°, les volumes cultivables stagnent). Ceci conduit à des disettes récurrentes dont les plus pauvres souffrent en priorité et des augmentations significatives des prix (ex : le prix du blé double entre 1190 et 1200) pour tous (même les petits chevaliers ont du mal à payer leurs équipements et à rentabiliser leurs terres).
De plus, les systèmes d’emprunt conduisent beaucoup de petits seigneurs à la faillite et leurs terres sont finalement revendues aux enchères aux plus fortunés : les pauvres s’appauvrissent et les riches s’enrichissent. En 1290, le roi Edward I, décide de chasser les juifs d’Angleterre (c’est eux les créanciers à cette époque). Pour cela il a l’appui du peuple mais son réel soucis est que les grands vassaux deviennent de plus en plus en rachetant les terres des petits seigneurs ayant fait faillite, il faut arrêter ça sous peine de perdre de l’influence.
Enfin, il est à noter qu’avec le temps, les seigneurs préfèrent louer leurs terres et toucher une rente plutôt que gérer celles-ci et les jours d’astreinte de leurs serfs. Ceci amplifie donc le problème.

Le mouvement culturel de la Renaissance italienne commence à toucher l’Angleterre : la Renaissance Italienne du XII° siècle touche le pays par les routes commerciales. Des centres culturels et d’enseignement s’ouvrent en Angleterre : le premier à Oxford et le deuxième à Cambridge vers 1200. On y enseigne par le biais du latin car c’est la langue de la culture en Europe mais le français reste la langue des dirigeants.
Bien entendu, cet enseignement reste réservé à une élite dont les pauvres gens n’ont pas accès. On les distingue car ils parlent l’anglo-saxon uniquement.

Université d'Oxford, première université anglaise construite vers 1200Université d’Oxford, première université anglaise construite vers 1200

Le BAS MOYEN-AGE (XIV et XV°) : l’apparition des classes moyennes change l’organisation de la société anglaise, le féodalisme est en perte de vitesse.

La face de la société anglaise change, les classes féodales laissent la place aux classes moyennes : le bas moyen-âge marque le déclin des classes aristocratiques, surtout avec la guerre des roses ; les anciennes « têtes » du royaume que sont les ducs, comtes et autre seigneurs perdent de leur influence.
A la campagne, les gentlemen farmers augmentent petit à petit la taille de leur propriété et grâce aux amélioration des techniques agricoles ils augmentent leurs revenus. Edward I passe une directive imposant de faire passer automatique toute personne qui a plus de £20 de revenus par an comme chevalier, la gentry augmente de statut social.
A la ville, les classes marchandes commercent de plus en plus dans le royaume et à l’étranger, elles deviennent de plus en plus riches. Les villes offrent aussi la possibilité de devenir « freeman » aux serfs qui souhaitent vivre librement, pour cela ils intègrent pendant 7 ans une guilde. L’espoir de « salut » social, voire de réussite, prend forme en Angleterre, le culte du « self-made man » est multiples fois illustré comme par exemple avec Dick WHITTHINGTON qui quitta la campagne pour devenir un riche marchand et maire de Londres trois fois de suite.
Les plus pauvres restent quant à eux encore dans leur misère, il n’y a pas de changement pour eux. Il faut toutefois préciser que les conditions de vie se sont considérablement améliorées vers la fin du bas moyen-âge : les salaires ont augmenté plus vite que les prix et les céréales comme la viande sont devenues abondantes.

Une classe moyenne cultivée qui conteste l’ordre établi : une des caractéristiques majeures de la nouvelle class moyenne émergeante est d’être lettrée. Une partie grandissante des marchands, gentlemen farmers, etc. qui composent cette classe étudient à Oxford ou Cambridge, de plus de nouvelles professions comme juriste professionnel apparaissent.
Comme pour tout nouveau pouvoir, il y a forcément contestation de l’ordre établi :
Tout d’abord politiquement, les individus qui génèrent de la richesse veulent avoir leur mot à dire sur les taxations qui leurs sont faites. Ils utilisent la chambre des communes et leur pouvoir pour faire justifier aux rois leurs dépenses (ex: guerre) avant de mettre la main à la poche, ainsi le roi devient « auditable financièrement » devant le parlement (le premier concerné est Edward III). Puis les classes moyennes contestent l’ordre religieux, elles prennent le parti de WYCLIFFE est réclament que la bible puisse être lu par tous, ils souhaitent avoir une bible en anglais.
Enfin, ils critiquent le servage et le système féodal car ils considèrent cela non-chrétien et non générateur de richesses.

L’anglais devient la langue officiel du royaume, l’imprimerie accélère la propagation de la culture : le français était la langue des dirigeants depuis que Guillaume Le Conquérant avec conquit l’Angleterre au XI° siècle mais avec la guerre de cent ans Edward III interdit à ses armées de parler la langue française de manière à renforcer le sentiment national au combat. Le peuple a continué de parler l’anglo-saxon mais celui-ci a beaucoup évolué en trois cents car il n’était presque plus écrit et a emprunter beaucoup de mots au français. Des auteurs comme William LANGLAND, un prêtre du XIV° siècle, avec son poème Piers Plowman ou Geoffrey CHAUCER avec son livre The Canterbury Tales ont aidé au renouveau de la langue anglo-saxonne.
Le second fait culturel majeur du bas moyen-âge est l’arrivée de l’imprimerie en Angleterre. William CAXTON imprime en 1476 les premiers romans en anglais de Chaucer et de Malory et permet par cela développer la culture anglaise. Moins cher et plus rapidement réalisable que les manuscrits rédigés à la main, le livre devient le vecteur du développement de la culture anglaise au XV° siècle comme le sera la télévision au XX°.

Les TUDORS (1485 – 1603) : la Renaissance en Angleterre

Les conditions de vie en Angleterre s’améliorent peu à peu : entre 1530 et 1600 les conditions de vie s’améliorent un peu pour le peuple britannique, la taille des logements augmente (on passe de 1 à 3 pièces en moyenne par maison pour les plus pauvres) et leur confort aussi (les cheminées ne sont plus réservées uniquement aux riches individus).
La femme anglaise jouit d’une position plus enviable que celles du continent car, même si elle sa première mission reste de donner naissance à un maximum d’enfants et de s’occuper de son mari, elle ne vit pas cachée comme en Espagne et possède une certaine liberté de mouvement et d’actes (ex : embrasser un inconnu). Il faut tout de même noter qu’être une femme célibataire est très difficile car les monastères n’existent plus, ainsi les ex-nonnes se transforment en mendiantes.

La Renaissance prend son expansion en Angleterre, la période des Tudors est celle de la culture : la Renaissance Italienne est enfin arrivée en Angleterre, comme dans le reste de l’Europe les penseurs, les musiciens, les écrivains sont mis en avant et leur production augmente sensiblement. Dans les grands noms on retiendra Thomas MORE (auteur d’UTOPIA), Christopher MARLOWE ou encore William SHAKESPEARE. On commence à plus penser à la culture et au savoir qu’à la guerre.
Enfin, la langue anglaise continue de se construire et un anglais « officiel » voit le jour, celui de Londres. Ainsi, à partir de l’époque des Tudors, il est possible de reconnaître un noble d’un roturier à sa manière de parler : le premier parlant l’anglais londonien et le second celui de son village.

William Shakespeare, écrivai britannique William Shakespeare, écrivai britannique

Thomas More, écrivain britannique Thomas More, écrivain britannique

1 novembre, 2007

Les STUARTS (1605 – 1700) : la révolution anglaise de la pensée

Le siècle des évolutions intellectuelles, la pensée s’ouverte et tend à être plus libre : les évolutions antérieures (enseignement, Renaissance, imprimerie, etc.) permettent à l’Angleterre de connaître au XVII° siècle un envol collectif des manières de penser.
Tout d’abord, d’un point de vue religieux, l’Anglicanisme, religion d’Etat des classes dirigeantes, n’a plus la préférence des petites classes marchandes qui veulent améliorer leur sort. Le puritanisme fait son apparition comme religion « non-conformiste » (comme le catholicisme) et prône des valeurs sociales et d’ouverture plutôt que d’autorité comme l’Anglicanisme et surtout le catholicisme ; de multiples tendances, voire sectes, le composent comme les Levellers ou encore les Quakers. Le milieu du XVII° siècle est marqué par les migrations de nombreux puritains vers des terres plus « ouvertes » comme l’Amérique, en 1620 le Mayflower arrive dans le Massachusetts. A cette époque, bien que l’Eglise anglicane soit plus puissante que l’Eglise puritaine, cette dernière est intellectuellement plus prolifique, des grands écrivains comme John Bunyan ou John Milton sont puritains.
Ensuite, la société anglais est chamboulée par les progrès scientifiques réalisés. Francis BACON, Lord Chancellor de James I, lance le raisonnement scientifique basé sur l’expérimentation, toute idée doit être expérimentée et vérifiée désormais, cette nouvelle approche des choses contribue à modifier le raisonnement des contemporains. L’idée de comprendre remplace celle d’expliquer. C’est l’époque de Isaac NEWTON par exemple (parution de Principia en 1684).
De plus, le perfectionnement des techniques d’imprimerie voit naître les premiers journaux qui contribuent eux aussi à véhiculer les connaissances et les idées. Pour anecdote, le roi Charles II publie en 1660 une annonce pour retrouver son chien perdu.
Enfin, des lieux de rencontre comme les coffeehouses pour les plus fortunés ou les alehouses pour les plus pauvres se développent. On y parle politique, littérature, science, etc.

Francis Bacon Francis Bacon

Isaac  Newton Isaac  Newton

Les conditions de vie s’améliorent encore, les classes sociales sont tirées vers le haut, les villes et les infrastructures se développent : les salaires augmentent plus vite que les prix, de plus l’Etat contrôle l’export des céréales afin de ne pas créer de disettes et les yeoman famers augmentent leurs rendements agricoles grâce aux nouvelles techniques promues dans les livres.
Les classes sociales sont tirées vers le haut : les yeoman famers et les petits commerçants accumulent de plus en plus d’argent, à Londres une nouvelle classe de riches aristocrates se développe (certains riches marchands achètent leur titre de noblesse).
Les villes grossissent (Londres a 500000 habitants en 1650, Bristol 25000) et on voit apparaître des magasins fixes même dans les petites villes (au lieu des traditionnels marchés qui ne se déroulent qu’un jour dans la semaine). En 1690, la majeure partie des villes sont à moins de 20 miles (30 kM environ) d’un moyen de transport (type mer ou canal).

Le XVIII° siècle (1700 – 1815) : les enclosures commencées au XVI° siècle ont transformé la popultaion rurale en une population urbaine.

La vie sociale à la campagne, les plus pauvres sont explusés des terres communes par les plus riches : l’Angleterre connaît de nouveau le phénomêne de l’enclosure au XVIII° siècle avec les investissement massifs des riches marchands dans les campagnes. On dénombre à 4 millions d’acres (1 acre =4047m²) l’étendue des terres confisquées par les plus riches aux plus pauvres par le biais du parlement. Apparait alors toute une classe d’individus sans terre qui cherche du travail autrement : ils deviennent ouvriers agricoles ou vagabonds usant de la First Poor Law de la reine Elizabeth I.
En Ecosse, les chefs de clan comprennent aussi qu’ils peuvent gagner beaucoup d’argent en élevant des moutons comme le font les anglais. Ils pratiquent à leur tour l’enclosage en s’appropriant les terres collectives et conduisent les écossais à un exode vers la ville. Pour ces derniers c’est généralement la misère qui les attend à Glasgow et Edimbourgh.

La crise sociale du Speenhamland Act : vers la fin du XVIII° siècle la population britannique augmente encore et les multiples mauvaises récoltes conduisent le prix du blé à exploser. Le gouvernement donne aux autorités locales les pouvoirs pour régler le problème et ceux-ci émettent une série de lois pour maintenir le pouvoir d’achat des plus pauvres. Ainsi, la ville de Speenhamland fait passer le Speenhamland Act qui permet aux autorités locales de compenser la baisse des salaires (causée par la crise) par une indemnité donnée aux plus pauvres.
Mais cette décision a de très sérieuses répercutions : (1) elle est proportionnelle à la taille de la famille et conduit les bretons à avoir plus d’enfants pour toucher plus de subventions (ce qui accentue le problème puisque la demande en blé devient de plus en plus forte), (2) les entreprises comprennent vite qu’elles peuvent baisser les salaires sans que les salariés ne disent rien puisque le gourvernement compense les pertes, ainsi le budget des prestations sociales passent de £2 millions en 1790 à £4 millions en 1800, (3) les communes ouvrent les « parish worhouses » (ateliers communaux travaillant à bas prix pour les industriels locaux dans lesquels les vagabonds sont logés et nourrit en échange d’un travail très dur à la limite de l’esclavage) et enfin (4) l’exode vers les villes s’accentue encore plus.

La vie urbaine s’améliore : de profonds changements opérent en ville, notamment en terme d’hygiène. Jusqu’au XVIII° siècle la Grande Bretagne était composée de villages et les grandes étaient extrêment rares ; il faut attendre la révolution agricole et industrielle pour voir émerger de nouvelles grandes villes. Les conditions de vie sont dures car les viles ne sont pas bien adaptées : rues étroites, boueuses, pas de poubelles donc des déchets sur les voies publiques, etc. En conséquence, seul 1 enfant sur 4 atteint l’âge adulte à Londres.
En 1734, Londres fait voter par le parlement un acte permettant de lever un impôt pour paver et éclairer les rues ; cette démarche est étendue aux autres grandes villes anglaises vers 1760. Londres devient si propre et rangée qu’ell sert d’exemple pour les autres capitales européennes.

Une sombre poupulation en angleterre au XVIII siècle : l’individualisme est très présent dans le royaume, bien plus que dans le reste de l’Europe. Le commerce et l’industrie, ainsi que l’éducation des middle-class et de l’aristocratie convergent vers une excellence individuelle qui conduit à un individualisme prononcé.
La crise sociale de la fin du XVIII° siècle liée aux enclosures conduit les plus pauvres dans la misère, les parish worhouses en sont l’exemple : des journées de travail sans fin, pas de salaires, etc. Les parents sont otages de ces ateliers car ils ne peuvent partir puisqu’ils n’ont rien d’autre et les enfants n’y échappent pas en commençant vers l’âge de 3 ans. En 1788, The Regulating Act est voté au parlement pour légaliser le travail des enfants. Il faut attendre le XIX° siècle pour voir leur condition s’améliorer clairement avec le Factory Act en 1802 limitant le travail à 12h par jour et 1819 avec la définition de l’âge minimum légal pour travailler (9 ans).
Toutefois, les choses s’améliorent quand même sur certains points : la vie de famille est moins dure qu’avant (on diminue le punitions corporelles), l’intimité est plus respectée (les maisons sont constuites avec des couloirs et des pièces individuelles), etc.

Le XIX° siècle (1815 – 1914) : les middle-class ont pris le dessus, le début d’une société qui prend soin d’elle et s’amuse

La consécration des middle-class : les classes moyennes existent déjà depuis des siècles en Grande -Bretagne, cependant ce terme designe jusqu’au XIX° siècle les petits marchands, fermiers et gros artisans. A partir du XIX° siècle le terme de middle-class devient générique et regroupe une part conséquente de la population britannique : les industriels, les marchands, les fermiers, les gens de l’Eglise, les juristes, les médecins, les petits diplômates et militaires ; autrement dit, tout ce qui n’appartient pas à la noblesse ou aux classes populaires non instruites. On retrouve dans cete catégorie socio-professionnelle de très petits industriels comme de richissimes banquiers, ils se caratérisent par leurs opinions non-conformistes et libérales mais cherhcent en permanence à monter les échelons de l’échelle sociale.
Ceux qui ont le mieux réussit prennent parfois un titre de noblesse (par l’achat ou l’hommage du roi), basculent du côté des classes dirigeantes en rejoingnants les Tories et l’Eglise Anglicane et envoient leurs enfants dans les très chères « public schools ».

Les débuts de l’éducation pour tous : en 1870 et 1891, 2 Education Acts obligent les enfants à aller à l’école jusqu’à 13 ans. Aux existentes universités (surtout en Ecosse), les autorités font construirent les Redbrick Universities, signe de l’essor de l’enseignement.

Après 1875, les conditions des classes populaires s’amélioent fortement : la diminution des prix de 40% et la multiplication par 2 des salaires permit aux familles d’acheter des denrées alimentaires de meilleures qualité plus souvent. L’installation quasi courante du gas permit aussi aux gens de se chauffer et de s’éclairer.

Plus de loisirs, plus de liberté : dans les années 1880, le dimanche devient jour de promenade. Les gens vont au musée, dans les bibliothèques, se baigner ou aux Public Houses (Pub).
Avec l’invention du chemin de fer, ceux qui le souhaitent (et le peuvent) vont passer quelques jours de vacances aux bords de mer.
Avec l’invention de la bicyclette, les distances ne sont plus les mêmes et le sentiment de liberté grandit. Ce sont surtout les femmes qui en profitent.
Le Cricket et le Soccer prennent également beaucoup d’ampleur dans la société britannique vers la fin du 19° siècle. Le Cricket, un sport de gentleman plutôt réservé à la haute société, se développe dans tout l’empire britannique (Inde, Pakistan, Nouvelle Zélande, …) sauf en Ecosse. On assiste à partr de 1873 à un tournoi tous les ans. Le Soccer, ou football, est un sport plutôt prisé par les classes moyennes et populaires. A la fin du 19° siècle, presque toutes les villes ont leur propre équipe de Soccer, certaines comme Glasgow en ont même deux (les Glasgow Celtics soutenu par les immigants Irelandais et les catholiques et les Rangers supportés par les protestants).

La science avance avec Charles DARWIN et bouscule la société britannique : en 1857, lorsque Charles DARWIN publie « the Origin of Species« , les partisans de la foi commencent à s’opposer à ceux de la raison. Ce conflit de société durera jusqu’au début du 20° siècle.
A ce problème vient se greffer le problème de la « légitimité de la colonisation », ses partisans déforment les propos de DARWIN pour instaurer une race « inférieure » (celle à coloniser) et une race « supérieure » (celle qui doit coloniser, en outre les britanniques).

Charles Darwin Charles Darwin

Le XX° siècle : libération des moeurs de la société britannique

Dès le début du XX° siècle la femme revendique sa place dans la société britannique : à partir du début du XX° siècle les femmes britanniques (comme ailleurs) revendiquent de plus en plus une égalité de traitement avec les hommes, elles refusent le sexisme qu’elles endurent depuis des siècle : respect de l’intégrité de la personne (ne plus être battue, enfermée, etc.) et respect de leur place dans la société (reconaissance comme personne et pas comme « bien » du mari, droit au travail, etc.).
La société britannique évolue avec les luttes féminines : les lois qui autorisaient de battre ou de séquestrer sa femme sont abolies, les femmes commencent à pouvoir réaliser des métiers d’hommes et sont de plus en plus salariées (de 1965 à 1985 le nombre d’épouses avec un travail passe de 37% à 58%). Toutefois, des inégalités de traitement subsistent encore à la fin du siècle entre les hommes et les femmes.

La crise économique de la seconde moitié du XX° siècle accentue les difficultés sociales, le racisme et la violence portent les maux d’une société qui va mal : le XX° siècle est une période pendant laquelle la Grande-Bretagne recoit beucoup d’étrangers pour réaliser les travaux pénibles, notamment des individus issus de pays du Commonwealth. En 1960 ils sont seulement 250’000 contre 5 milions en 1985 sur une population totale de 56 millions d’habitants. Avec la crise économique le chômage de masse fait son apparision et les immigrés sont accusés à tord d’en être responsables. Il faut toutefois noter que les premiers touchés par le chômage sont les populations noires avec un niveau deux fois supérieur à celui des lancs en 1986.
De plus, la crise économique et les problème sociaux se traduisent aussi par des comportements de plus en plus violents chez les grands-bretons au jour le jour : les suporters de football illustrent bien ce phénomène (40 morts lors d’un match en Belgique causés par le comportement d’une foule de supporters anglais).

Le temps des loisirs et l’émancipation de la jeunesse : la période située après la fin de la seconde guerre mondiale transforme la société britannique, celle-ci va mieux économiquement et s’oriente vers les loisirs. En effet, si la reconstruction a amené le plein emploi elle a aussi amené le plan Marshall en Grande-Bretagne et par conséquent « l’American way of life » avec ses habitudes (musiques, nourriture, idées, vêtements, loisirs, etc.). De plus, l’augmentation des salaires (peu de main d’oeuvre après la guerre) et la baisse des prix liée à l’industrialisation conduisent les individus à avoir plus de pouvoir d’achat et par conséquent à s’adonner aux loisirs et aux vacances : en 1950 la production de voitures est le double de celle de 1939 et en 1960 les voitures ne démocratisent complètement.
La jeunesse profite aussi de cette émancipation, leurs idées changent à tel point qu’ils s’opposent régulièrement à leurs ainés. La musique « pop » des années soixante illustre ce phénomêne ainsi que les évènements de 1968. En 1975, plus de 20% des jeunes vivent ensemble sans être marriés et près d’un couple sur trois divorse ;de tels agissements n’auraient jamais été envisageables aux siècles passés.

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